Retour sur le déroulement de l’accouchement !
Bonjour à tous !
Voilà, j’ai qq minutes pour commencer à vous raconter mon accouchement et l’arrivée de Paul au monde.
Samedi soir, nous dînions chez Yann et Betty, quand à la fin de la soirée, j’ai eu qq contractions douloureuses comme ces derniers jours. Et sur le départ, j’ai eu la sensation que le bébé (et oui, nous ne savions pas encore à ce moment là que ce serait Paul!!!) est très bas dans mon ventre. Betty me dit alors qu’elle pense que l’accouchement devrait être pour Dimanche soir ! Nous ne sommes plus les seuls impatients !!!
La nuit se passe bien et je suis réveillée vers 9 heures par des contractions. Elles commencent à se rapprocher… On m’a dit qu’il ne faut aller à la maternité que lq elles sont rapprochées (5 minutes) et régulières. On se met donc à noter sur une feuille leur fréquence. Je décide de refaire mon sac pour suivre les conseils de Sandra d’apporter des vêtements qu’on aime pour ne pas se trouver trop moche avec un gros ventre vide et un visage fatigué. Là, Sandra appelle. Nous avons donc discuté entrecoupées par mes contractions qui me faisaient déjà mal.
Dimanche, vers 13.30 on se décide donc à aller à la maternité.
On est pris en charge, ausculté (seulement moi bien sur !!!). La maternité étant un CHU, il y a des élèves sage femme. Donc j’ai eu droit à double auscultation à chaque fois ! Une vraie partie de plaisir !!! Mais bon, c’est pour la bonne cause, il faut bien former la relève
Le col était fermé mais assoupli. Ils me mettent donc dans une chambre de pré-travail pour me mettre sous monitoring, écouter le coeur du bébé et vérifier la fréquence et l’intensité des contractions. Les contractions sont fréquentes, douloureuses mais pas très efficaces. Il y avait un fauteuil confortable avec cale pieds pour Colin qui s’est endormi !
Lundi, vers 00.30, le travail ne faisant toujours pas son travail, ils m’ont mis une perfusion de dérivé de morphine en flux faible et continu et envoyé en fauteuil roulant à l’étage supérieur pour que je me repose dans une chambre. Là, l’installation pour les futurs papa n’étant pas la même et la fatigue de Colin grandissant, il a décidé de rentrer dormir qq heures en attendant que le travail devienne efficace. La perfusion s’est terminée et là la douleur s’est intensifiée… J’ai appelé plusieurs fois la sage femme pour qu’elle me donne qqch, mais la fatigue et la douleur m’épuisaient…
Lundi, vers 4.30, elle m’a donc envoyé au bloc naissance. J’ai appelé Colin, qui est arrivé en même temps que l’anesthésiste. J’allais enfin avoir la fameuse péridurale.
L’équipe de nuit avait remplacé l’équipe de jour, avec une nouvelle sage femme et un nouvel étudiant. Une fois la péridurale posée, c’est allé mieux. Colin a été extra, il était super présent et toujours là pour me donner la main à chaque contraction. Le problème de la péridurale, c’est que je ne sentais pas diminuer les effets et je ne re demandais une dose qu’une fois la douleur revenue, et il faut 20 minutes pour qu’elle fasse effet…. Autant dire que j’ai encore eu très mal. D’autant que plus le travail durait plus la douleur était insupportable.
Puis l’équipe de jour a succédé à l’équipe de nuit. La sage femme était alors seule sans élève. Et à ce stade de l’accouchement ça n’était pas plus mal… A un moment la péridurale ne faisait plus effet qu’à moitié, Colin a donc appelé la SF qui a appelé l’anesthésiste. Il m’a remis une dose en plus de xylocaïne. Ils sont repartis. Qq temps après je me suis réveillée avec des fourmis jusqu’aux épaules sans pouvoir bouger. Colin a rappelé la SF et l’anesthésiste qui m’ont pincé à tour de rôle… Je ne sentais plus rien… Ils m’ont donc redressée, augmenté l’oxygène dans mon tube, et mis des électrodes de monitoring sur le torse. En fait, la dose s’était diffusée trop haut… Vu leur tête, ça nous a un peu inquiété… Mais c’est passé, et j’ai de nouveau eu besoin d’une dose de péridurale…
Colin m’a raconté que pendant tout le travail, je n’ai pas arrété de lui demander l’heure qu’il était. Et de lui reposer les mêmes questions tout le temps… J’étais un peu dans le coltar
Lundi, vers 16 heures, après avoir stagné pendant 3 heures à une dilatation à 5, ils ont décidé de me faire une césarienne d’urgence. Ça m’a soulagé. Je n’arrivais même plus à respirer correctement qd les contractions revenaient.
Ils m’ont donc préparée, et emmenée au bloc. Colin nous a rejoint une fois qu’un rideau a été installé entre ma tête et mon corps. La SF qui me suivait depuis le début nous a aussi accompagnée. A ce moment, j’avais besoin de Colin et d’elle pour me soutenir. Une infirmière était présente à coté de Colin à ma tête pour vérifier que tout se passait bien. Nous avons parlé pendant toute la sortie du bébé. C’est très bizarre. J’ai tout senti sans douleur. Ils ont balloté mon ventre dans tous les sens… Puis l’obstétricien a sorti le bébé, en disant à l’équipe de se taire sur le sexe du bébé, pour que ce soit Colin qui le découvre et me l’annonce !
Et voilà, Paul est arrivé le 13 Octobre à 16h48 ! 4, 050 kilos pour 53 cm !!! On a pleuré tous les deux de bonheur ! Il était enfin là avec nous !!!
Je lui ai fait son premier bisou
Ensuite la SF est partie avec Paul pour le soigner pendant qu’on me recousait… Et là, l’horreur, je sentais toujours mon ventre bouger fort. Mais je n’avais plus de motivation pour tenir le coup, j’ai commencé à douter de savoir si j’avais mal ou non… Et là, en regardant en l’air pour essayer de me calmer, j’ai vu un reflet rouge dans le néon au dessus de ma tête… Là j’ai littéralement paniqué, je me suis remise à trembler comme une feuille. L’infirmière m’a proposé un décontractant, que j’ai accepté tout de suite. Je me souviens qu’elle a posé un masque sur mon visage et qu’elle l’a enlevé. Mais en fait Colin m’a dit après que ça avait duré 1/4 d’heure pendant lequel j’ai dormi et même ronflé
Une fois réveillée et recousue, je suis allée en salle de réveil où Colin et Paul m’ont rejoint (Colin a pu me rejoindre seulement pq il n’y avait que moi en salle de réveil… ouf !) Ils ont mis une sorte de radiateur sous ma couverture pour éviter que je me refroidisse à cause de l’opération… Et ils ont mis Paul au sein.
Nous avons échangé notre premier regard… Quelle émotion…
Après 2 heures de surveillance, soit vers 20h, un brancardier est venu nous chercher, et nous sommes arrivés dans notre chambre.
Je n’ai pas eu le droit de manger avant le lendemain matin. Et je n’ai eu le droit de boire qu’à partir de 22h, seulement un peu pour ne pas tout rendre… Et oui, je ne l’ai pas dit, mais à ce moment là, je n’avais pas mangé ni bu depuis le dimanche à mon arrivée à la maternité… C’est très long ! J’ai un peu triché avec un spray à eau, mais c’est vraiment pas énorme !
Et voilà, j’ai donc passé 24h à attendre que mon col s’ouvre et que Paul arrive de lui même, et ils ont mis 50 minutes à le sortir couture comprise !
Euh….. Je vais peut être attendre avant de m’y mettre….
Mais bon quand on voit le résultat….
La douleur est vite qu’un mauvais souvenir… Le jeu en vaut vraiment la chandelle !
Le récit est vraiment beau et aide à partager vos larmes de bonheur…
Je vous ai bien imaginés pleurer de bonheur à son arrivée !
Avant d’avoir lu ton compte rendu, Clo… En tout cas, bravo pour tout : tu as été très vaillante !
Hum, un petit avant-goût de ce que je vivrai dans six mois… Mais c’est quand même très émouvant ! Vivement que je sois une baleine qui n’a qu’une hâte, c’est d’accoucher, parce que là pour l’instant ça reste très flippant tout ça… Pas forcément la douleur, mais le nombre d’heures passées sans dormir, boire ni manger !
Mais c’est sûr que ça en vaut tellement le coup ! J’ai trop hâte d’être dimanche pour tenir ce beau “résultat” (hi hi) dans mes bras !
Gros bisous à tous les trois !
Fannette (et Wil aussi)
Ah non, Fannette, pas une baleine ! Quelle horreur…
Ne t’inquiète pas Fannette ce n’est pas toujours aussi long !
Et puis c’est vite oublié !
Gros bisous et à demain ! Paul aussi a hâte de te rencontrer et Wil aussi bien sur !